Grossesse, Jumeaux

Ma grossesse gémellaire presque parfaite

Voici le récit de ma grossesse gémellaire presque parfaite.

Le test de grossesse est positif, le trait est faiblement visible mais il est là. Pour confirmer cette nouvelle j’ai aussi fais une prise de sang. Tout est positif je suis enceinte.

  • Premier trimestre

Autant pour ma première grossesse je n’avais aucun symptôme. Si mon ventre ne s’était pas arrondi, s’il n’y avait pas eu les échographies ainsi que les coups dans le ventre je n’aurai pas su que j’étais enceinte.

Pour celle ci c’est une toute autre histoire. J’ai fait un test de grossesse car lors de mon footing j’ai eu mal au ventre. Nous étions en essai bébé alors nous avons fait un test sans hésitation.

Comme je vous le racontais dans mon article « madame, vous allez avoir des jumeaux« , c’est lors de mon rendez-vous pour la datation de début de grossesse que ma vie a été chamboulée.

Me disant qu’être enceinte n’est pas une maladie, j’ai voulu continuer à courir, mais lors du footing suivant j’ai encore une fois eu mal au ventre. Je n’ai plus essayé de courir jusqu’aux 5 mois de mon duo après avoir eu le feu vert de la sage femme.

J’ai été malade toute ma grossesse. Dès le début lorsque je mange trop lourd, trop gras ou en trop grosse quantité je suis malade. Malade à ne pas pouvoir dormir, à me tordre de douleur, à aller aux urgences maternité et à en vomir. D’un coté je suis ravie de ne pas avoir pris de poids pendant cette grossesse mais d’un autre coté c’était horrible. Hormis ce gros problème avec la nourriture enfin sa digestion, le premier trimestre s’est bien passé.

J’essayais d’assimiler la nouvelle, celle qui me fait regarder mon ventre tous les jours pour me dire « il y en a deux la dedans ». Me demander chaque jour si je vais y arriver?

  • Second trimestre

C’est à partir de ce trimestre que j’ai eu des échographies mensuelles. Un pur bonheur de pouvoir les voir et les entendre régulièrement. Même si je commence à peine à me faire à l’idée d’accueillir deux enfants en même temps. Pour le moment j’ai décidé de ne pas penser à l’après accouchement pour ne pas paniquer.

Je profite d’une grossesse qui se passe plutôt bien, mon ventre s’est énormément arrondi maintenant.

La seule « ombre » au tableau est l’aspégic que je prends quotidiennement conséquence de la pré-éclampsie que j’ai faite à ma première grossesse. Ce traitement permet aux bébés de se développer plus vite d’après ce que j’ai compris. C’est pour dans le cas où je devrais accoucher en urgence si la pré-éclampsie faisait de nouveau son apparition ou autre problème lié à la grossesse double.

C’est à la fin de ce trimestre que des visites hebdomadaires sont programmées avec une sage femme. Les cœurs des bébés y sont contrôlés, le taux de la protéine dans mes urines ainsi que ma tension (merci grossesse à risque et ex pré-éclampsie).

Je participe également à des cours de préparation à l’accouchement. Pour ma première grossesse j’avais participé à ceux en piscine mais la j’appréhende l’accouchement pour des jumeaux. J’avais pleins de questions surtout pour un accouchement par voies basses mais aussi sur le déroulement d’une césarienne.

  • Troisième trimestre

Nous y voila, la dernière ligne droite. Bientôt la délivrance physique et le début de la vie de parents de jumeaux.

Au tout début de ce trimestre je n’étais pas encore pressée d’accoucher, de devoir gérer deux bébés. L’appréhension de l’après grossesse ne me quittait pas.

Puis mon ventre devenait de plus en plus imposant, il était lourd. Je devais littéralement prendre mon ventre à deux mains pour accompagner mes mouvements. Il m’étais difficile de me retourner par exemple la nuit dans mon lit. Porter des bas de contention, les maux d’estomac (qui étaient des calculs de vésicule biliaire), la fatigue, la rétention d’eau… Je n’en pouvais plus.

De plus chaque mois aux échographies j’apprenais que mes enfants étaient de tailles et poids semblable au singleton. CAD à des enfants seuls dans l’utérus. Ils allaient venir au monde à plus de 3kg chacun, je n’y croyais pas.

Je n’ai pas arrêter de bouger lors de cette grossesse, à la fin je bougeais encore plus pour essayer de déclencher l’accouchement, la délivrance.

Je souhaitais une chose, que ma grossesse gémellaire presque parfaite prenne fin. Qu’elle ne deviennent pas un cauchemar.

Lors d’un de mes rendez-vous avec la sage femme, j’ai eu des réflexes vifs, le taux des protéines dans mes urines progressait. J’ai donc du aller à la maternité en urgence. Des analyses ont eu lieux. Les résultats n’étaient pas aussi alarmant qu’ils paraissaient au début. J’ai quand même eu le scanner du basin.

Mon accouchement a été programmé pour le 1er jour de ma 38 SA. Mon bassin étant limite niveau largeur par rapport à ce que les médecins préconisent pour un accouchement par voies basses pour des jumeaux, la naissance de mes enfants se fera par césarienne.

Il n’y avait plus de raison d’attendre et de prendre le risque de faire une second pré-éclampsie. Maintenant j’avais une date butoir. Je comprends le mot délivrance pour parler d’un accouchement. J’allais de nouveau pouvoir bouger plus facilement être seule maître et habitante de mon corps.

  • Le mot de la fin

Créer et faire grandir un enfant dans son ventre c’est magnifique, deux c’est héroïque (alors plus je n’ose imaginer). La fin d’une grossesse est le début d’une aventure. Car à chaque naissance une nouvelle aventure commence. Nous devenons parents à chaque fois. Quand nous pensons tout savoir et bien il faut recommencer car chaque enfant est différent. Prendre soins de deux bébés en même temps c’est éprouvant, fatiguant, merveilleux, incroyable,…

Ça nous rend plus fort et fragile à la fois.

Mais promis on ne m’y reprendra plus. J’ai vécu deux belles grossesses, en y repensant après coups. J’ai 3 magnifiques enfants, maintenant je garde mes forces pour les élever et profiter d’eux, de ma famille.

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